Note attribuée par nos lecteurs
Un projet qui n’aboutit pas, une décision qui ne donne pas les résultats espérés, une association qui prend fin, un investissement qui se révèle décevant…
Nous avons tous connu, à un moment ou à un autre, cette sensation désagréable d’avoir consacré du temps, de l’énergie, de l’argent, parfois beaucoup d’espoir à quelque chose qui ne fonctionne finalement pas.
Et là, les petites phrases arrivent :
- « J’aurais dû m’en douter ! »
- « Si j’avais su… »
- « J’ai encore raté quelque chose ! »
- « Tout ça pour rien… »
- « Je ne suis peut-être pas fait pour ça ! »
STOP !
Et si nous changions un peu de regard sur l’échec ?
Non, l’échec n’est pas agréable. Non, il ne faut pas forcément chercher à lui trouver des excuses. Mais un projet qui n’aboutit pas signifie-t-il obligatoirement que tout est perdu ?
Et si nous arrêtions de considérer l’échec comme une fin pour commencer à le regarder comme une étape de notre parcours ? ou encore comme un passage obligé pour nous permettre de grandir ?
Partie 1
L’échec : pourquoi est-ce si difficile à accepter ?
Dans notre société, nous aimons les réussites !
Les belles histoires, les projets qui fonctionnent, les entreprises qui se développent, les exploitations qui investissent, les équipes qui gagnent en efficacité…
On aime raconter les réussites. Beaucoup moins les tentatives ratées !
Pourtant, derrière chaque réussite se cachent souvent des hésitations, des erreurs, des ajustements et des expériences qui n’ont pas fonctionné.
Mais pourquoi avons-nous autant de mal à accepter de nous être trompés ?
La peur du regard des autres
Dans une exploitation agricole, une entreprise familiale ou une petite structure, tout le monde se connaît. Les décisions sont parfois visibles et les commentaires ne tardent pas.
« Tu vois, je te l’avais bien dit ! »
Cette petite phrase peut faire plus de dégâts qu’on ne l’imagine.
Alors, plutôt que de reconnaître que le projet n’a pas fonctionné, on cherche des explications, on se justifie, on reporte la responsabilité sur les circonstances ou sur les autres.
La peur de perdre la face
Nous avons parfois tellement investi personnellement dans un projet que reconnaître son échec revient à remettre en question notre compétence, notre jugement ou notre capacité à entreprendre.
Pourtant, un projet qui échoue ne fait pas de vous une personne qui échoue !
Il faut apprendre à faire la différence entre ce que nous sommes et ce que nous avons fait.
Un responsable d’entreprise me confiait : « aujourd’hui je suis envié, on parle de ma réussite, mais personne ne connaît vraiment toutes les étapes que j’ai traversées. Ça commence par les doutes, les calculs, puis recalculs, puis j’ai été confronté aux refus administratifs, bancaires. Et les résultats qui tardent à arriver, sans oublier les reproches de l’entourage… »
Le poids de l’investissement
Plus nous avons investi de temps, d’argent et d’énergie, plus il devient difficile d’accepter que le résultat ne soit pas au rendez-vous.
C’est humain !
Mais continuer uniquement parce que nous avons déjà beaucoup investi peut parfois nous conduire à perdre encore davantage.
Savoir s’arrêter, revoir sa copie ou changer de direction peut être une véritable preuve de lucidité et de courage.
Partie 2
Un échec n’est pas forcément une mauvaise expérience
Prenons un exemple : deux associés décident de développer une nouvelle activité sur leur exploitation. Ils réalisent une étude, investissent, organisent leur travail et se lancent avec enthousiasme.
Quelques mois plus tard, le constat est décevant : la rentabilité n’est pas au rendez-vous, la charge de travail est trop importante et les relations entre associés commencent à se tendre.
Le projet ne fonctionne pas.
Premier réflexe possible : chercher un responsable.
« C’est toi qui voulais faire cet investissement ! »
« Tu n’as pas respecté ce qu’on avait décidé ! »
« On aurait mieux fait de ne rien faire ! »
Et si, au lieu de chercher un coupable, ils cherchaient à comprendre ce qui s’est passé ?
- Avions-nous suffisamment étudié les besoins du marché ?
- Avions-nous correctement évalué la charge de travail ?
- Nos objectifs étaient-ils réellement partagés ?
- Avions-nous les compétences nécessaires ?
- Avions-nous anticipé les conséquences sur notre organisation ?
Le projet n’a pas abouti, mais cette expérience peut leur permettre de mieux se connaître, de mieux travailler ensemble et de prendre de meilleures décisions à l’avenir.
L’échec devient alors une source d’apprentissage, à condition de prendre le temps de l’analyser.
Attention toutefois : toutes les expériences difficiles ne sont pas automatiquement des opportunités. C’est le recul que nous prenons et les enseignements que nous en tirons qui peuvent leur donner une nouvelle valeur.
Dans le prochain numéro de cette newsletter, nous découvrirons ensemble les leviers pour transformer une expérience décevante en une opportunité de rebondir…
D’ici là, n’hésitez pas à me faire part de ce que vous avez vécu et de la manière dont vous avez transformé un échec en opportunité !
Et vous, avez-vous une expérience sur ce sujet ? Vous souhaitez en parler ? contactez-moi !
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Un accompagnement extérieur peut être judicieux pour fluidifier et faciliter ce travail d’analyse de son propre fonctionnement, de plus il sera en capacité de vous apporter un œil extérieur.
J’accompagne des personnes, des organisations, des entreprises, des agriculteurs sur le domaine des ressources humaines, la conduite de projet. Cet accompagnement est facilitateur, accélérateur, il permet la prise de recul et à chacun d’avancer en prenant les décisions les plus appropriées pour lui.
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