Note attribuée par nos lecteurs
Travailler côte à côte ne suffit pas pour créer un collectif
Aujourd’hui, chacun avance avec ses objectifs, ses contraintes, ses priorités et son organisation. Dans les Conseils d’Administration, les associations, les entreprises ou les exploitations agricoles, plusieurs personnes peuvent travailler au même endroit sans réellement construire ensemble.
- « Je fais ma partie, il fait la sienne. »
- « Ce n’est pas mon problème. »
- « On ne m’a pas demandé mon avis. »
- « J’ai toujours fait comme ça. » …
Le collectif ne disparaît pas toujours dans un grand conflit : il peut s’éteindre progressivement, faute de dialogue, de cap commun et de coopération.
Face à la complexité du travail actuel, pouvons-nous encore nous permettre de fonctionner chacun de notre côté ?
Partie 1
L’individualisme : un constat, pas nécessairement un problème
Aujourd’hui, l’évolution des manières de travailler, la recherche d’autonomie, de reconnaissance et d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, la multiplication des options possibles conduisent chacun à vouloir davantage :
- Être reconnu et compris ;
- Disposer d’un espace de liberté ;
- Savoir clairement ce que l’on attend de lui ;
- Préserver son équilibre ;
- Participer aux décisions qui le concernent.
Ces aspirations ne sont pas problématiques en soi. Un collectif vivant a besoin d’individus autonomes capables d’apporter leurs compétences, leurs idées, leur expérience, leurs initiatives et leur sens des responsabilités.
Le problème apparaît lorsque le « je » prend tellement de place qu’il ne reste plus de « nous ».
Partie 2
Le coût du « chacun pour soi »
Agir seul peut sembler plus simple et rapide. À moyen terme, ce fonctionnement fragilise pourtant l’ensemble.
Pour l’organisation
- Décisions incohérentes, doublons et erreurs ;
- Circulation insuffisante de l’information ;
- Perte d’efficacité et manque d’anticipation.
Pour les relations
- Tensions, incompréhensions et méfiance ;
- Sentiment de ne pas être reconnu ;
- Repli sur son rôle ou son périmètre.
Pour les personnes
- Isolement et/ou surcharge ;
- Perte de motivation ;
- Impression de porter seul les difficultés.
Un collectif qui fonctionne mal finit par perdre une énergie qui apparaît rarement dans les comptes, mais se ressent chaque jour.
Partie 3
Collectif ne signifie pas penser pareil
Un collectif ne consiste ni à être toujours d’accord, ni à faire tous la même chose, ni à renoncer à ses idées ou se conformer aux autres. Il réunit des personnes différentes qui savent pourquoi elles avancent ensemble.
Dans une entreprise familiale ou une exploitation agricole, les associés, les salariés et les différentes générations peuvent avoir des expériences, des compétences, des visions et des priorités différentes.
La bonne question n’est donc pas : « Comment faire pour que tout le monde pense pareil ? », mais : « Comment transformer nos différences en force au service du projet commun ? »
Partie 4
Redonner du sens : clarifier le projet commun
Avant de demander aux personnes de mieux travailler ensemble, le groupe doit pouvoir répondre à deux séries de questions.
Notre cap
- Où voulons-nous aller et pourquoi ?
- Qu’est-ce qui compte vraiment pour nous ?
- Que voulons-nous préserver et construire ?
Notre fonctionnement
- Qu’attendons-nous les uns des autres ?
- Qui fait quoi et qui décide quoi ?
- Comment partageons-nous l’information ?
- Comment abordons-nous les désaccords ?
Sans cap partagé, chacun finit naturellement par construire son propre chemin.
Il s’agit également de connaître et de reconnaître les forces et les faiblesses de chacun.
Partie 5
Construire le collectif au quotidien
Le collectif ne dépend pas seulement de grands séminaires ou de discours ambitieux. Il se nourrit de pratiques simples et régulières :
- Se parler, et pas seulement lorsque quelque chose va mal.
- S’écouter pour comprendre, et pas uniquement pour répondre.
- Partager l’information afin d’éviter l’isolement et les malentendus.
- Reconnaître les contributions : remercier, valoriser, dire que le travail a été utile.
- Décider ensemble lorsque c’est nécessaire, sans chercher à tout rendre collectif.
- Faire confiance : donner de l’autonomie sans laisser la personne seule.
Partie 6
La boîte à outils DH Coaching : cinq leviers concrets
- Créer des temps de parole : permettre à chacun d’exprimer ce qui fonctionne, ce qui bloque et ce dont il a besoin.
- Clarifier les rôles : définir qui fait quoi, qui décide et qui assume chaque responsabilité.
- Établir des règles communes : choisir ensemble quelques principes de fonctionnement simples et applicables.
- Traiter les difficultés sans attendre : mettre les problèmes sur la table avant qu’un désaccord mineur ne devienne un conflit.
- Célébrer les réussites collectives : parler aussi de ce qui fonctionne et reconnaître les progrès accomplis ensemble.
N’hésitez pas à me solliciter afin de travailler l’un de ces leviers avec vous et votre équipe !
Conclusion : un équilibre entre autonomie et appartenance
L’objectif n’est pas de revenir à un modèle où tout le monde fait tout ensemble. Il s’agit de construire un équilibre dans lequel chacun peut être lui-même, poursuivre ses objectifs et exercer son autonomie tout en contribuant à un projet commun.
Redonner du sens au collectif, c’est ne plus opposer le « je » et le « nous », mais permettre à chaque « je » de trouver sa place dans un « nous » porteur de sens.
Dans votre entreprise ou votre exploitation, formez-vous réellement un collectif, ou êtes-vous simplement plusieurs personnes qui travaillent côte à côte ?
La performance d’une organisation ne dépend pas seulement de ce que chacun sait faire, mais aussi de la manière dont chacun choisit de travailler avec les autres.
Et vous, avez-vous une expérience sur ce sujet ? Vous souhaitez en parler ? contactez-moi !
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Un accompagnement extérieur peut être judicieux pour fluidifier et faciliter ce travail d’analyse de son propre fonctionnement, de plus il sera en capacité de vous apporter un œil extérieur.
J’accompagne des personnes, des organisations, des entreprises, des agriculteurs sur le domaine des ressources humaines, la conduite de projet. Cet accompagnement est facilitateur, accélérateur, il permet la prise de recul et à chacun d’avancer en prenant les décisions les plus appropriées pour lui.
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