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La communication est partout : dans nos exploitations, nos entreprises et dans nos relations du quotidien. Pourtant, elle est aussi souvent source de tensions, d’incompréhensions… voire de conflits.
Et si le problème n’était pas ce que l’on dit… mais la manière dont on le dit ?
C’est précisément là qu’intervient la communication non violente (CNV).

1. De quoi parle-t-on exactement ?

La communication non violente, processus développé par Marshall Rosenberg, repose sur une idée simple :
Derrière chaque comportement, il y a un besoin.
La CNV vise donc à :
• Mieux comprendre ses propres émotions et besoins,
• Comprendre celles et ceux des autres,
• Et trouver une manière de s’exprimer sans attaquer, juger ou blesser.
Ce n’est pas une méthode “bisounours”. C’est un outil concret pour dire les choses clairement… sans casser la relation.

2. Comment repérer que l’on est dans une communication violente ?

On pense souvent que la violence, c’est crier, voire pire. Quand on en est là, la communication violente a déjà débuté depuis longtemps.
En réalité, la violence dans les relations est beaucoup plus subtile, faite d’attitudes dont voici quelques exemples :
• Jugements : “tu fais n’importe quoi”
• Généralités : “tu es toujours en retard”
• Interprétations : “tu t’en fiches complètement”
• Accusations : “c’est de ta faute”
• Ironie ou sarcasme…
En résumé : dès que nous attaquons la personne au lieu de parler de la situation, nous sommes violents dans notre communication.

3. Les 4 étapes de la communication non violente

Anecdote terrain

Un éleveur expliquait un jour :

“J’en avais marre, mon associé oubliait toujours de nettoyer le matériel. Je lui ai dit : ‘tu ne fais jamais attention !’… Et là, il s’est braqué.”

Résultat :

  • Tension dans l’équipe,
  • Aucune amélioration,
  • Frustration des deux côtés.

Quelques jours plus tard, il reformule :

“Quand le matériel n’est pas nettoyé, je perds du temps le lendemain, et ça me met sous pression. J’ai besoin que ce soit fait avant de partir.”

  • Le message est le même… mais la relation change complètement.

La CNV repose sur une structure simple en 4 étapes :

  1. Observer (sans juger)

Décrire les faits concrets.

  • “Le matériel n’a pas été nettoyé hier soir”
  1. Exprimer son ressenti

Parler de ce que cela provoque chez soi.

  • “Ça ralentit mon propre travail / ça me met sous pression”
  1. Identifier le besoin

Mettre des mots sur ce qui est important pour soi.

  • “J’ai besoin d’organisation et d’efficacité”
  1. Formuler une demande claire

Dire ce que l’on attend concrètement.

  • “Peux-tu vérifier le nettoyage avant de partir STP ?”

Ce qui change :

  • On parle de soi, pas contre l’autre
  • On ouvre le dialogue au lieu de le fermer

4. Comment commencer simplement ?

Pas besoin de tout révolutionner. Voici 3 clés très simples pour démarrer :

  1. Remplacer “tu” par “je”

✖ “tu fais mal”

“je suis embêté quand…”

  1. Décrire au lieu d’interpréter

✖ “tu t’en fiches”

“le travail n’a pas été fait”

  1. Poser des questions
  • “Comment tu vois les choses ?”
  • “Qu’est-ce qui te poserait problème ?”
  • La CNV commence souvent par… écouter vraiment.

5. Les erreurs les plus courantes en CNV

Même avec les meilleures intentions, certaines erreurs reviennent souvent :

  • Croire que c’est être gentil tout le temps

Non. La CNV, c’est dire les choses, même difficiles à exprimer, mais autrement.

  • Faire semblant

Dire “je ressens…” sans être sincère, ça se sent immédiatement.

  • Oublier la demande

Exprimer ses émotions sans dire ce qu’on attend → frustration garantie.

  • Utiliser la CNV pour manipuler

La CNV n’est pas un outil pour obtenir ce qu’on veut…

  • C’est un outil pour construire une relation équilibrée.

Pourquoi ça change vraiment les choses ?

Comme je le rappelle souvent, la qualité des relations humaines est un levier essentiel de performance :

  • Moins de tensions,
  • Davantage de clarté,
  • Davantage d’engagement,
  • Et une meilleure efficacité collective.

La communication n’est pas une “option” dans les relations, c’est souvent la base de tout le reste.

Conclusion

La communication non violente, ce n’est pas une technique parfaite à appliquer à la lettre.

C’est un changement de posture :

  • Passer de “j’ai raison” à “je cherche à comprendre”.

Et dans un monde agricole ou entrepreneurial où la pression est forte, où les décisions doivent être rapides, où les relations sont durables…Mieux communiquer, c’est mieux travailler… et mieux vivre ensemble.

“Mieux se comprendre pour mieux avancer, ensemble.” Je trouve que cette phrase est redondante avec la précédente.

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J’accompagne des personnes, des organisations, des entreprises, des agriculteurs sur le domaine des ressources humaines, la conduite de projet. Cet accompagnement est facilitateur, accélérateur, il permet la prise de recul et à chacun d’avancer en prenant les décisions les plus appropriées pour lui.

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Daniel Harlet

Coach, formateur, accompagnateur et conseiller d’entreprise.